Le Minimum, Around Keats

28-03-2017 - 17:23.
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Le nouveau projet discographique du Minimum, « Around Keats », inspiré par l’œuvre du poète anglais John Keats, est attendu, en vinyle, au mois de mai prochain. En attendant, le tandem se produira le 29 mars sur la scène de l’Espace Jemappes (Paris 10ème).

Le Minimum, Around Keats

Au Minimum, ils sont deux. Chantal Dayan et Jean-Paul Mori. Dans une vie antérieure, ils se faisaient appeler « Jolly Jumper ». Minimum voit le jour au milieu des années 90 et marque l’évolution du tandem vers une musique aux inspirations plurielles. À la fois bluesy et orientales. En un peu plus de vingt ans, le Minimum a publié par moins de cinq disques. Tous singuliers et marquant une étape décisive dans la carrière du groupe (un premier album éponyme en 1997, suivi de « Deci-Delà » en 2000, « À ma porte » en 2004 et « Histoires bleues » en 2008). Le cinquième, « Around Keats », est annoncé, en vinyle pour le printemps prochain (mai 2017).

Ce nouvel opus est donc inspiré par l’œuvre du poète anglais John Keats, ses Odes et ses correspondances avec Fanny Brawne. Poète romantique au destin brisé et funeste (disparu à l’âge de 25 ans des suites de la tuberculose), Keats est considéré aujourd’hui comme l’un des piliers du romantisme anglais. Il faut dire que le poète laisse derrière lui une œuvre magistrale.

C’est en 2013 que Dame Minimum découvre l’œuvre de Keats, par le biais du roman « Hypérion » de Dan Simmons et du film « Bright Star » de Jane Campion. L’envie d’habiller de chansons cet univers romantique et mélancolique prend rapidement forme, marquant dans le même temps la collaboration du tandem avec Benjamin Coursier. Trois ans plus tard, ce qui n’étaient que des errances musicales nocturnes est devenu un projet musical à part entière, entièrement enregistré en analogique (l’édition vinyle prend ainsi donc tout son sens).

Il ressort de l’écoute de ce superbe album-concept un sentiment de plénitude. La poésie et la chanson sont deux exercices différents, qu’on ne s’y méprenne pas. Mais quand la poésie rencontre la chanson (et que la rencontre est fusionnelle et non artificielle), on ne peut qu’être émerveillés. Et c’est le cas avec cet album du Minimum. En conviant l’auditeur (et le spectateur, puisqu’un concert poétique a été développé en parallèle) à un voyage au cœur de l’œuvre du poète anglais John Keats, c’est à un voyage dans les méandres et les abysses de la mélancolie, des regrets et des amours contrariées que le tandem invite. Que dire si ce n’est que les textures sonores, les textes et les silences sont habités ? Pas grand-chose d’essentiel, finalement. L’ombre de Keats est omniprésente, certes, mais cet opus n’en reste pas moins, et avant tout, un projet du Minimum qui continue ainsi à tracer son chemin. Et de la plus belle des manières qui soit. Avec authenticité, talent et finesse. Les sensibilités de Keats et du Minimum étaient faites pour se rencontrer, à quelques siècles d’écart.

Parce qu’il n’y a pas que les artistes mainstream qui ont droit au sacro-saint 20h, Le Minimum assurera lui aussi son 20h, le 29 mars sur la scène de l’Espace Jemappes (Paris 10ème).

Luc Dehon









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